Ceci est l'image assez fidèle de la vieille ferme que j'ai rénovée durant une vingtaine d'années, que j'ai obtenue grâce à un logiciel courant d'architecture 3D. Elle possède des zones liées.

J'ai choisi ce bâtiment au printemps 1986 car il était en assez bon état, orienté plein sud, construit de façon traditionnelle avec des murs épais en terre et pierres de pays, donc avec un bon potentiel bioclimatique, comme la plupart des vieilles fermes.
Les principes techniques de la rénovation ont été arrêtés dès cette époque. J'ai préservé au mieux l'esthétique extérieure et les qualités intrinsèques de cette construction ( inertie thermique forte, climatisation naturelle, espaces de protection et parcelle arborée au nord, forme compacte avec appentis au nord ) et j'ai opté pour des aménagements qui privilégient les apports solaires passifs associés à une isolation renforcée ( doubles fenêtres en parois verticales, fenêtres de toit de grandes dimensions équipés de volets isolants intérieurs ou stores associés à une bonne épaisseur d'isolants courants) aboutissant ainsi à une habitation économe en énergie et bien éclairée été comme hiver grâce à la création de quelques ouvertures.
Ainsi, notamment, cette maison met plus d'une journée à se refroidir l'hiver par temps couvert si le chauffage est coupé, n'a pas besoin de chauffage pendant plusieurs jours tant que le soleil d'hiver est généreux. Et, dernier exemple en date, grâce à une bonne gestion de l'ouverture des ouvrants et des volets pendant la période caniculaire des étés 2003 et 2006, la température intérieure au rez-de-chaussée n'est pas montée au delà de 25°C.
J'ai conservé toutes les poutres en bois soutenant les planchers, éliminant ainsi pratiquement les ponts thermiques, et calculé les isolations thermiques, à l'époque, en anticipant sur la réglementation thermique suivante.